Mon histoire
Comment on passe d'une graine dans une chambre d'ado à un jardin entier.
Ça fait bientôt 15 ans que j'ai fait germer ma première graine. Depuis, la culture ne m'a plus lâché. Ma chambre d'ado, mon premier appart, et tous les endroits où j'ai posé mes valises ensuite : elle m'a suivi partout. Cultiver, ça a toujours fait partie de mon quotidien, presque aussi naturellement que respirer.
Et très vite, une obsession : comprendre.
J'ai tout testé. Laine de roche, coco, terreau, sol vivant. HPS, LED, pots plastique, pots géotextiles… À chaque méthode, chaque réglage, chaque erreur, j'apprenais un truc. J'ai fini par trancher, et aujourd'hui mon choix est net : sol vivant, et surtout no-till living soil. C'est la méthode qui me parle le plus, techniquement comme humainement. Celle qui a du sens.
Vivre de ma passion, ensuite, c'est devenu le vrai objectif.
Direction la Suisse, deux ans, dans deux sociétés de production de CBD. Des volumes énormes à gérer, et donc un apprentissage express comme nulle part ailleurs. Une période intense : des désillusions, des claques, des sacrées rencontres. J'en suis sorti transformé.
De retour en France, j'avais besoin de remettre les mains dans la terre. Deux growshops plus tard, j'avais une vision bien plus claire du terrain, côté cultivateurs comme côté clients.
Puis je me suis lancé. Pour de vrai.
Première entreprise dans le CBD. Bilan : énormément appris, très peu gagné (ahah). Sur le papier, un flop. Dans les faits, une étape qui a tout déclenché.
J'ai enchaîné avec ma première culture de CBD en France, en extérieur. Rendement moyen, qualité moyenne. Bref : pas ça. Mais cette demi-déception m'a fait comprendre l'essentiel, je devais revenir à mon premier amour, l'indoor.
Alors j'ai remué ciel et terre.
Mon envie était simple, et elle n'a jamais changé : cultiver des fleurs bonnes, savoureuses, vivantes, pour des gens qui sentent la différence. Avec mon mantra en tête - Only Good Vibes - et quelques amis précieux à mes côtés, j'ai fini par donner vie au projet : Lacrem Garden. Des fleurs cultivées avec intention, pour transmettre du positif et de bonnes ondes.
D'où vient le nom « Lacrem »
Là, je vais être sincère avec toi, parce que cette histoire est tout sauf anodine.
Ce nom s'est imposé à moi comme une évidence, à une période très particulière de ma vie. En tant que fils. Mon père a traversé un grave problème de santé qui lui a fait perdre toute sa mémoire. Plus rien : son travail, ses parents, l'endroit où il vivait. Une page blanche.
Lui qu'on surnomme « Le Crème » m'a profondément inspiré. Par sa force, par sa volonté de continuer à vivre, et même plus que ça : de tout reconstruire, à plus de 50 ans. De repartir de zéro sans flancher.
Alors être aujourd'hui « La crème du Crème », c'est un honneur. Et à travers ce projet, comme dans ma vie, j'espère faire preuve d'autant de courage et de détermination que lui.
Only Good Vibes. Ce n'est pas qu'une signature sur un sachet. C'est une façon de voir les choses.
Maintenant, à toi de juger
Tu connais l'histoire. Le reste, ça se passe dans le pochon.



